Une Grange en Gaume

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Dérogation d'architecte

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mercredi 12 décembre 2007

De la dérogation d'architecte (3)...

"J'ai l'honneur de vous informer que, par mon arrêté en date de ce jour, je vous ai accordé la dérogation d'architecte que vous avez sollicitée en vue de l'aménagement... [...] Il vous appartiendra en conséquence de retirer un exemplaire de cet arrêté, auprès de l'Administration communale de Virton." (courrier reçu ce jour)

Les choses avancent...

samedi 8 décembre 2007

De la dérogation d'architecte (2)...

Notre dossier ayant reçu un avis favorable des Services Techniques de la Province, il ne reste plus qu'à attendre la signature du Gouverneur... Encore une étape de franchie...

Notre planning a été adapté en conséquence de cette bonne nouvelle...

mercredi 21 novembre 2007

De la dérogation d'architecte...

Ayant un diplôme d'ingénieur civil des constructions je peux, selon la loi, d'exercer la profession d'architecte (si un juriste peut me dire comment comprendre cette phrase tirée de la loi du 20 février 1939 sur la protection du titre et de la profession d'architecte, art.2 paragaphe 1)
Néanmoins, je suis tenu de demander une dérogation d'architecte pour pouvoir remettre un permis de bâtir (voir article 4 de la même loi, c'est une compétence de la Province, mais je n'ai jamais réussi à obtenir le texte qui réglementait ces dérogations... S'il y a toujours un juriste dans la salle...).
Heureusement, une sorte d'habitude veut que les ingénieurs civils des constructions, moyennant la présentation d'un dossier suffisamment fourni, obtiennent cette dérogation facilement (facilement ne veut pas dire rapidemment...)
Voilà donc le chemin que l'on a suivi :
- préparation des plans (il y a lieu de présenter plus de plans encore que pour le permis d'urbanisme !!!) et d'une note de calcul (ce que j'ai du mal à comprendre puisqu'un architecte, lui, ne doit pas remettre de note de calcul)
- demande de la dérogation, via un formulaire type, à la Province. (remis le 13 août 07 à Arlon)
- La Province demande l'avis du Collège échevinal de la Commune concernée. (transmis le 30 août à la Commune, réponse favorable de la Commune le 4 octobre 07)
- La Province analyse alors le dossier via ses services techniques (analyse toujours en cours à l'heure actuelle...)
- Le Gouverneur de la Province émet un arrêté qui doit accompagner la demande de permis d'urbanisme.
  
Cette démarche nous permet, non seulement de ne pas laisser certains choix architecturaux à une personne extérieure, mais également d'économiser 8 à 12% du budget (sans compter que le travail d'ingénieur n'est évidemment pas sous-traîté non plus...).
En conséquence, le résultat "du projet" - ce qui est sur plan à l'heure actuelle - correspond exactement à nos attentes (on espère que ce sera le cas aussi à la réalisation). les choix esthétiques et architecturaux aussi, les choix techniques également. Le projet n'est peut-être pas exceptionnel d'un point de vue architectural (ça ce n'est pas à nous de la dire), même s'il comporte des étages en porte-à-faux, une baie de 5,4m de haut, des planchers partiels...
Au tout début du projet, on a un ami architecte qui nous a rassuré sur la faisabilité financière de notre folie...et qui a vérifié les plans à la recherche d'éventuelles coquilles...
 
La préparation des plans nous aura pris environ une petite année (depuis l'achat jusqu'à la finalisation des plans) contre environ 3 mois en passant par un architecte. Ce délais permet non seulement de déblayer le bâtiment, mais également d'affiner les plans, d'avoir le temps de tout penser, repenser, modifier, corriger...
 
L'obtention de la dérogation nous aura coûté (pour l'instant) au moins 3 mois de plus. Nous avions espéré pouvoir remettre la demande de permis d'urbanisme en même temps que la demande de dérogation (comme cela se fait dans d'autres communes) mais l'administration communale de Virton n'était pas du tout ouverte sur ce sujet.

D'un point de vue assurance, il est obligatoire de s'assurer en responsabilité civile (comme n'importe quel architecte par ailleurs, voir article 2 par.4). Le montant de la prime pour un édifice unique dépend beaucoup de la valeur globale de l'ouvrage, mais aussi de la mission exacte (dans notre cas : mission d'architecte et d'ingénieur). Au final cela représente une broutille par rapport à la valeur globale des travaux et aux économies réalisées.